Les Championnats du monde de boulingrin du point de vue des officiels

Les membres d’Équipe Canada n’étaient pas les seuls Canadiens sur le terrain lors des Championnats du monde de boulingrin 2016. Le Canadien Nick Watkins y était aussi à titre d’officiel technique international (OTI), et il faisait partie d’un groupe d’environ 35 OTI de sept pays où l’on joue au boulingrin. Les épreuves avaient lieu dans trois lieux différents et sur huit terrains, et elles se sont déroulées sur une période de douze jours.

Durant le tournoi à la ronde, les officiels devaient arbitrer trois matchs à chaque jour, soit à titre d’arbitre, de marqueur ou de chronométreur, en alternance. « Nous avons tous bien travaillé ensemble, en équipe », affirme Watkins. « Des rôles et des responsabilités différents à chaque match et à chaque jour. D’une certaine façon, arbitrer lors d’un championnat du monde est un travail facile, car tous les joueurs et officiels ont beaucoup d’expérience. Cependant, ce n’est pas toujours simple car il faut être très bien préparé à réagir au pied levé à toutes sortes de situations. La distance du cochonnet et la mesure par rapport aux limites du terrain étaient les deux éléments le plus souvent mis en cause, mais nous devions toujours être extrêmement vigilants car un cochonnet pouvait facilement s’envoler et frapper quelqu’un à la tête, sans crier gare »!

Chaque club pouvait compter sur une imposante équipe d’entretien du terrain qui était à pied d’œuvre très tôt chaque matin pour tondre et aplanir les verts, et tracer les lignes médianes et celles des deux mètres à la craie. Les officiels avaient donc le temps de vérifier toutes les bornes, et de contrôler la vitesse de chaque vert. « Les arbitres de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie étaient les plus constants à réussir à lancer une boule à une distance de 27 mètres du cochonnet sur des verts de 17 secondes. L’expérience, ça n’a pas de prix lorsque vous jouez sur des verts ultra rapides »!

Nick Watkins est rentré au bercail avec une foule d’idées et d’observations en tête, notamment :

  1. L’importance de l’équipement : chaque vert était délimité par un cordon muni de chevilles de mesurage, pouvant servir à la fois à mesurer la distance par rapport aux bornes et des tirs de plus de quatorze (14) pieds (« Oui », déclare Watkins, « il y en a eu quelques-uns ».).
  2. L’importance de l’inspection des boules : bien que tous les ensembles de boules aient été inspectés avant le début de la compétition, on a découvert lors d’une inspection au hasard qu’un des ensembles comportait une boule estampillée d’une année différente des trois autres.

« Une occasion unique de faire connaissance avec tous mes collègues membres du Comité des règlements et de travailler en réseau avec d’autres arbitres de partout dans le monde, me permettant ainsi de rapporter une foule d’idées pouvant contribuer au développement du boulingrin ici même au Canada », ajoute en terminant Nick Watkins.

 

 

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